Prière mensuelle

A vous tous qui cherchez la paix en ce mois de Juillet 2017

Intention de prière : les peuples indigènes du Brésil

Nommé le 31 août 2016 en remplacement de Dilma Rousseff, le nouveau président brésilien, Michel Temer, incarne le retour d’un conservatisme économique et politique. De quoi remettre en question les droits acquis, notamment ceux des petits agriculteurs et des peuples indigènes. L’annonce en mai dernier de la suppression du Ministère de Soutien à l’Agriculture familiale provoque l’inquiétude ; en effet, 70 % des aliments consommés par les brésiliens proviennent de l’agriculture familiale.

Les peuples indigènes sont parmi les autres grands perdants de cette nouvelle orientation économique ; des coupes franches ont été faites dans le budget de la Fondation Nationale de l’Indigène du fait que le Front parlementaire de l’agriculture (FPA) a diminué le budget alloué. Aux paysans sans terre et aux peuples indigènes qui tenteraient de s’opposer à cette politique en faisant valoir leurs droits, le FPA a suggéré à Michel Temer d’envoyer l’armée brésilienne pour faire de la « médiation » sur les sites « envahis » ! De quoi renforcer le sentiment partagé par l’opinion publique brésilienne que le géant sud-américain fait un retour en arrière de plus de trente ans. Bien que reconnus et protégés par la constitution de 1988, les peuples indigènes d’Amazonie sont de plus en plus menacés par l’exploitation des matières premières. Le programme d’accélération de la croissance, destiné à développer les infrastructures liées à l’énergie et les transports, a été conçu pour exploiter au mieux les ressources naturelles du Brésil. Les peuples indigènes qui vivent en Amazonie, région riche en matières premières, veulent préserver leurs terres, seule richesse qu’ils peuvent exploiter. Or les violences ne cessent d’augmenter : la déforestation sans limite, la création de complexes hydroélectriques et l’exploitation du pétrole menacent directement les populations indigènes. Privés de leur terre, ils ne peuvent plus cultiver manioc, riz et haricots qui sont les aliments de bases de leur nourriture, ni continuer l’élevage de cochons et de volailles ou s’adonner à la pêche de mars à septembre. Mgr Roque Paloschi (1) depuis octobre 2015 archevêque de Porto Velho, en Amazonie brésilienne déclare au CCFD

«  qu’il existe au Brésil des groupes radicaux, très actifs au Parlement qui, alimentés par l’opportunisme de l’agro-business et du capital international, détruisent tout, en commençant par ce qu’il y a de plus sacré c’est à dire la vie des peuples et de la planète . »

Prions : Pour l’Église qui est au Brésil, ses pasteurs et tous ses missionnaires.

Qu’elle soit présente aux côtés des populations en souffrance et empêchées de vivre avec dignité.

Qu’elle puisse, sans entrave, assumer la mission que toi, Seigneur, tu lui as confiée.

Qu’elle soit témoin de ta tendresse et de ta miséricorde envers les plus faibles.

 

  • Dom Roque Paloschi, originaire du Sud du Brésil, grand ami du frère Irénée, avait pu le visiter à Tournay lors d’une visite qu’il faisait à Rome. Leur rencontre avait été d’un grand réconfort pour notre frère déjà très atteint par la maladie.