Prière mensuelle

A vous tous qui cherchez la paix en ce mois de Mai 2017

 intention de prière : dénoncer l’hypocrisie du commerce des armes

Le dernier traité international sur le commerce des armes est entré en vigueur en décembre 2014. Il prévoit que les transactions de ventes d’armement soient mieux contrôlées pour éviter
les détournements. Il stipule que les pays vendeurs doivent veiller à ce que l’usage qui sera fait des armes vendues ne soit pas contraire aux droits humains. Parce qu’ils en sont les principales victimes, les pays du Sud sont très demandeurs d’un encadrement plus rigoureux du commerce des armes.

Quels efforts consentent les puissances occidentales qui, pour certaines, c’est le cas de la France, se sont enorgueillies d’avoir agi fortement pour l’adoption du traité ?

Dans un rapport rendu public en décembre 2015, d’éminents juristes mandatés par Amnesty International ont mis en évidence que les gouvernements britannique et français enfreignaient
les articles du traité en vendant des armes à l’Arabie saoudite, certaines armes étant susceptibles d’être ensuite utilisées au Yémen où la guerre saoudienne continue de faire des ravages humanitaires.

La Chine et d’autres Etats non signataires du traité réclamaient de la souplesse en reprochant aux occidentaux de s’ériger en professeurs de morale après s’être enrichis dans le négoce des armes.

L’enjeu d’une telle réglementation est considérable car des armes détournées finissent régulièrement dans les mains de bandes armées et d’organisations terroristes. Dans un récent rapport
de juin 2016, Amnesty International a ainsi établi que l’Etat Islamique a constitué l’essentiel de son arsenal en profitant de « la prolifération incontrôlée des armes en Irak et des contrôles peu rigoureux
des transferts d’armes à destination de la Syrie et de l’Irak ». Daech possède notamment du matériel militaire en provenance de plusieurs pays occidentaux.

Tous les Etats doivent procéder à une évaluation beaucoup plus approfondie des risques institutionnels lorsqu’ils envisagent d’exporter des armes pour éviter qu’elles ne tombent entre
de mauvaises mains, en particulier en réglementant les activités de courtage car 85% des détournements commencent par un contrat de courtage. Les intérêts commerciaux et sociaux en matière d’emploi
des Etats qui produisent des armes jouent un rôle important dans la vente d’armes d’où les réticences
à mettre en œuvre les mesures d’une réglementation efficace.

 

Prions : Seigneur nous t’en prions, envoie ton Esprit-Saint sur les gouvernants des pays qui vendent des armes pour qu’ils soient vigilants à ce qu’elles ne soient pas détournées et que des innocents ne soient pas les victimes de ce commerce mortifère. Amen.